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De Profundis => Oscar WildeAjouté le 23/10/2008 Premier article sur un livre que j'ai adoré : De profundis d'Oscar Wilde. Le genre épistolaire on aime ou on n’aime pas. Ici il ne s'agit que d'une seule lettre qui prends la place de tout le livre alors pour certain, il y a de quoi décourager. Pour comprendre cette lettre il faut comprendre et connaître un minimum l'histoire d'Oscar Wilde. On va faire court pour éviter les endormissements devant les écrans (lol) Oscar Wilde écrivis cette lettre en 1897 au cours de ses derniers mois de détention à Reading, où il purgeait une peine de deux ans (de travaux forcés) pour délit d'homosexualité. Cette lettre est adressée à celui qui fut à l'origine de son incarcération, lord Alfred Douglas et oscillent en permanence entre des sentiments totalement contradictoire. Il passe de l'amour fou à la haine, du désespoir à l'espoir et on reconnaît bien le style particulier de cet auteur. Ce que j'aime dans ce livre c'est la sincérité d'Oscar Wilde et cette sensation qu'il dit tout à Bosie (surnom d’Alfred Douglas) sans faux semblant. Et puisque c'est une lettre on arrive à ce mettre à la place d Alfred Douglas et faire comme si elle nous était adressée, on ne reste pas indifférent en fin de lecture. De plus on peut y trouver de nombreuses anecdote et beaucoup de référence à l'art même au Christ. Un chef-d'oeuvre et l'un des meilleurs écris d'Oscar Wilde. Le seul point négatif c’est qu’il y a des longueurs et une personne n’aimant pas le style de cet auteur doit s’abstenir de lire ce livre. Un extrait est plus parlant que tout les descriptions du monde alors je vous laisse juger par vous-même et vous souhaite une bonne lecture… « Mais l'amour ne fait pas de trafic sur une place de marché et n'use pas de la balance du revendeur. Sa joie, tout comme celle de l'esprit, est de se sentir vivre. Le but de l'amour est d'aimer; ni plus ni moins. Tu étais mon ennemi tel qu'aucun homme n'en eut jamais. Je t'avais donné ma vie et, pour satisfaire les plus basses et les plus méprisables de toutes les passions humaines, la Haine, la Vanité et l'Avidité, tu l'as sacrifiée. En moins de trois ans, tu m'as entièrement ruiné à tous points de vue. Pour mon propre bien, il ne me restait rien d'autre à faire que t'aimer. Si je me laissais aller à te haïr, je savais que, dans l'aride désert de l'existence qu'il m'a fallu traverser et que je traverse encore, chaque rocher perdrait son ombre, chaque palmier se flétrissait, chaque commences-tu maintenant à comprendre un peu? Ton imagination s'éveil-t-elle de la longue léthargie dans laquelle elle était plongée? Tu sais déjà ce qu'est la haine. Commences-tu à entrevoir ce qu'est l'amour et ce qu'est la nature de l'amour? Il n'est pas trop tard pour que tu l'apprennes, bien que, pour que tu l'apprendre, il m'ait sans doute fallu aller jusque dans une cellule de prison puits serait empoisonné à sa source »
Tags : Catégorie : Littérature. | Commentaires (1) | Ecrire un commentaire | |
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